Un peu d’histoire

La scierie du Pré Moré, au Ry des Glands

Ancienne scierie hydraulique du hameau du Pré Moré à REDU. Elle à été fondée en 1674 par Arnod II d’Hoffschmidt et reconstruite par Henri Binon en 1861

Histoire

Lieu-dit: “Assince du Pré Moré”.

En 1674 aurait été fondé au pré moré, une scierie hydraulique par Arnold II d’Hoffschmidt, alors surintendant pour le duc d’Aremberg au château de Mirwart.

Les d’Hoffschmidt en la personne d’Adrien de Prémorel (hériter par sa femme) vendent en 1936 les dernières parcelles autour du ry des Glands.

En 1861 Henri Binon de Daverdisse sollicite à la députation permanente le droit de construire une scierie à deux fers sur le territoire de Redu au lieu dit “afsince du pré Moré”. Permission lui est accordée. Il exploite la scierie. En 1889, d’après Tandel la scierie Binon à Redu dans le cantonnement de Saint-Hubert débite annuellement 475 m3 en planches et doubleaux. Ce qui fait d’elle une des trois plus grosses scieries des cantonnements de Bouillon, Saint-Hubert et Neufchâteau.

Lui succède son fils Jules Joseph Binon. Il exploite la scierie. J. J. Ensuite Binon vend la scierie devant le notaire Léon L’Hôte en 1911 à Joseph Jules Cassart.

J.J. Cassart exploite la scierie hydraulique jusqu’en 1934 , ensuite une scierie à vapeur occupant une superficie de nonante ares. Il meurt en 1944. Sa fille Eugénie hérite en 1949.

Entre-temps en 1943 un groupe de résistants qui logeaient dans la Maison du scieur ont été attaqué par les Allemands, on peut encore remarquer des traces de balles sur la facade.

En 1951 Madame Eugénie Cassart épouse Cariaux et vend la scierie à Gaston Stroobants qui réalise à la scierie quelques travaux de consolidations. Son fils Jean Gaston Stroobants hérite du bien en 1986 et vend l’ancienne scierie Binon en 1992 à J-Ph de Cartier d’Yves.

Ironie de l’histoire pour une scierie fondée par 6 fois mon arrière grand-père.

Au début 1992, meurt, Eugénie Cassart la dernière personne qui aurait pu donner des renseignements sur le vécu de ce petit coin de notre patrimoine.

Actuellement, grâce aux subside de la région Wallonne pour les gîtes ruraux ce patrimoine a pu être sauvé et retrouver une fonction qui répond  à un réel besoin social.

La restauration

Les maisons ont été restaurées en 1992 dans un esprit de respect de la nature, les bois de bardage et de construction proviennent des épicéas qui ont poussé sur le terrain même alors que la scierie était désafectée, entre 1945 et 1992.

Les pierres des bâtiments étaient encore en place, il suffisait de restaurer les murs ou de les rejointoyer avec un mortier de chaux.

    • Les châssis sont en mélèze d’Europe.
    • Aucune armature métallique n’encombre le bâtiment.
    • Le réseau électrique est principalement blindé.
  • Les matériaux composites ont été majoritairement éloignés